Tu as sûrement déjà vécu ça : un défi arrive, ton cerveau panique deux minutes, puis… tu te surprends à penser « Ok, je suis peut-être capable finalement ». Ce concept, développé par Albert Bandura (un psychologue vraiment brillant), c’est ce qu’on appelle le sentiment d’efficacité personnelle. C’est la croyance en ta capacité d’agir, de t’organiser et de réaliser les actions nécessaires pour atteindre un objectif ou faire face à un défi. En bref : est-ce que tu crois que tu peux y arriver ?
C’est un des meilleurs outils que tu peux avoir pour te sentir mieux au travail et plus solide dans ton parcours. C’est aussi un facteur déterminant de la résilience. Pour rebondir après une épreuve, il faut d’abord croire qu’on est capable de le faire.
Pourquoi c’est important pour ton bien-être au travail ?
Parce que ton sentiment d’efficacité personnelle influence :
- ta motivation (est-ce que tu te mets en action… ou tu procrastine?),
- ta persévérance (est-ce que tu continues malgré les obstacles ?),
- ta capacité à te remettre des échecs (les petits comme les gros),
- et même la façon dont tu te fixes des objectifs réalistes et adaptés à qui tu es.
Quand ton sentiment d’efficacité est solide, tu avances avec plus de confiance et tu te sens plus compétent dans ce que tu fais. Résultat : tu te sens mieux au travail, plus en contrôle et plus aligné avec ce que tu veux. Mais attention, trop de confiance peut aussi jouer contre toi : une confiance aveugle mène souvent à des risques mal calculés et à des déceptions.
À l’inverse, quand tu doutes profondément de toi, la motivation s’effrite, tu repousses les tâches, tu te compares, tu te dévalorises. (Oui, ça arrive à tout le monde. Oui, ça se travaille.)
Les 4 ingrédients qui nourrissent ton efficacité personnelle
Bandura (encore lui !) explique qu’il existe quatre grandes sources qui construisent — ou fragilisent — ta perception de ton efficacité. Voici comment les reconnaître… et les utiliser à ton avantage.
1. Tes expériences de réussite (même les petites !)
C’est la source la plus puissante. Chaque succès passé — que ce soit gérer un conflit, compléter un projet, survivre à un rush de fin de session ou apprendre une nouvelle tâche — vient te rappeler quelque chose d’important : tu as déjà été capable… donc tu peux l’être encore.
Ce qui peut t’aider:
- Choisis des objectifs réalistes et accessibles, puis augmente graduellement la difficulté. (Ne fais pas comme ma belle-mère : viser 1h de marche tous les jours quand se rendre au salon est déjà un défi).
- Célèbre les petites victoires (oui, même celles que tu trouves “pas si importantes”).
- Tiens un petit journal pour lire (et relire!) de tes réussites… au lieu de les banaliser.
2. Observer les autres réussir
On apprend beaucoup en regardant autour de soi. Voir un collègue, un ami ou une personne qui te ressemble réussir un défi peut te faire penser : « Si elle a été capable… peut-être que moi aussi ? »
Ce qui peut t’aider:
- Cherche des modèles inspirants (mais réalistes).
- Inspire-toi de leur démarche, leurs stratégies, leurs façons d’aborder les défis.
- Parle avec des personnes qui ont traversé des situations similaires : leurs expériences peuvent t’éclairer.
3. La persuasion verbale (les encouragements qui font du bien)
Un commentaire positif, un « je crois en toi », un petit mot de soutien… ça peut avoir un effet beaucoup plus puissant que tu penses. Il peut changer complètement ta perception de tes capacités.
Ce qui peut t’aider:
- Entoure-toi de gens qui te renvoient une image positive et authentique.
- Accueille les compliments au lieu de dire « ah non c’était rien ».
- Et si tu peux, offre aussi ce genre de soutien aux autres : ça nourrit aussi ta propre efficacité.
4. Tes états émotionnels et physiques
Le stress, c’est normal. L’anxiété aussi. Ton corps réagit parce qu’il essaie d’aider ton corps à se préparer à l’action. Il n’est pas en train de te dire que tu n’es « pas bon ». Le piège ? Interpréter ces réactions physiologiques comme une preuve que tu vas échouer. La clé ? Les voir pour ce qu’elles sont : une réponse humaine, essentielle.
Ce qui peut t’aider :
- Normalise ton stress : tout le monde en vit, même les gens qui ont l’air d’avoir tout sous contrôle.
- Revois ton interprétation : « je suis stressé donc je vais échouer » (menace)→ « je suis stressé parce que ça compte pour moi » (défis).
- Utilise des stratégies simples pour réguler ton état : respiration, pause, préparation, etc.
Renforcer ton sentiment d’efficacité : un travail continu
En fin de compte, développer ton sentiment d’efficacité personnelle, ce n’est pas devenir une version « parfaite » de toi-même — c’est apprendre à reconnaître tout ce que tu portes déjà en toi. C’est te rappeler que tu es capable d’apprendre, de t’adapter, de te relever… même quand tu doutes, même quand c’est difficile, même quand tu avances à petits pas.
Parce que ce n’est jamais la taille du pas qui compte… c’est la direction dans laquelle tu vas.
Sources : Comment développer son sentiment d’efficacité personnelle, brissonlegris.com. Maximiser son sentiment d’efficacité personnelle, portailetudiant.uqam.ca.




